Signature d’une convention avec l’enseignement supérieur malgache

Une délégation malgache au Cnam

10 novembre 2017

Cet accord s’inscrit ainsi directement dans la volonté des autorités malgaches de faire de l’éducation, de l’enseignement et de la recherche un tout cohérent, dédié au développement du pays et pensé pour les besoins propres à Madagascar, volonté formalisée par l’adoption récente de la politique sectorielle de l’éducation (PSE).

Le 10 novembre, une délégation malgache était accueillie au Cnam de Paris pour la signature d’un accord-cadre de coopération entre le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesupres) de Madagascar et le Conservatoire. Conduite par Claudine Ramiarison, directrice générale de la Recherche scientifique au Mesupres, et composée de Mamy Rabehanta Rabemila et Jocelyn Rasoanaivo, respectivement président du conseil d’administration et directeur du Cnam Madagascar, ainsi que de deux représentantes de l’ambassade de Madagascar à Paris, cette délégation a été reçue par Olivier Faron, administrateur général du Cnam, qui a profité de cette visite pour rappeler à quel point la présence du Cnam dans ce grand pays, pour accompagner le gouvernement malgache dans sa stratégie de développement, lui tenait particulièrement à cœur.

Cet accord-cadre, prévu pour couvrir la période 2018-2022, porte sur :

  • Le transfert d’ingénierie, de savoir-faire et de compétence dans les domaines de la formation de formateurs, de la validation des acquis de l’expérience (VAE) et de la validation des acquis professionnels (VAP).
  • La double diplomation et le développement de certificats en partenariat.
  • L’appui au dispositif de formation en ligne et au développement de l’offre d’une formation hybride (à la fois à distance et en présentiel).
  • La mise en place de formations cogérées, proposées par le Cnam et développées sur place afin de répondre aux besoins du pays.
  • La promotion de la formation en management, comptabilité, et entreprenariat.
  • La promotion des formations dans le domaine des sciences de l’ingénieur.

Cet accord s’inscrit ainsi directement dans la volonté des autorités malgaches de faire de l’éducation, de l’enseignement et de la recherche un tout cohérent, dédié au développement du pays et pensé pour les besoins propres à Madagascar, volonté formalisée par l’adoption récente de la politique sectorielle de l’éducation (PSE).

Lors de son allocution, Mme Ramiarison a rappelé le vif intérêt porté par son ministère à cet accord, qui permet d’envisager le développement de la professionnalisation et l’intégration de la recherche dans l’enseignement, axe prioritaire du pays depuis son passage au LMD en 2014. À l’image de six universités qui ont déjà manifesté leur intérêt pour un rapprochement avec le Conservatoire, elle espère que les acteurs de l’enseignement, de la recherche et de la formation professionnelle sauront saisir l’opportunité pour s’appuyer sur le Conservatoire dans la réalisation de ce vaste chantier.

Mme Ramiarison a également profité de cette rencontre pour ouvrir la réflexion sur la possibilité de solliciter le Cnam dans le développement de formations aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et de l’informatique en général, facteurs incontournables de développement économique et social dans le monde actuel.