Visite d’une délégation de l’Académie des sciences et des technologies de Pékin

Délégation de Pékin au Cnam

10 novembre 2017

Pour sa première visite officielle en dehors de Chine, le nouveau directeur de l’Académie des sciences et des technologies de Pékin a choisi de signer un accord-cadre avec le Cnam, tant pour les bonnes relations qu’il entretient personnellement avec l’établissement, que pour les compétences qu’il sait pouvoir y trouver.

Le professeur Guo Guangsheng et Olivier FaronLe vendredi 10 novembre, une délégation de l’Académie des sciences et des technologies de Pékin était reçue au Cnam pour y signer un accord-cadre de coopération, acte qui pose les bases et définit les règles de futures conventions entre les deux établissements. Comme l’indiquait l’administrateur général du Cnam, Oliver Faron, dans son allocution d’accueil, ces conventions pourraient concerner les échanges scientifiques, notamment dans le cadre de programmes de recherche conjoints, mais également la diffusion de la culture scientifique et technique, portée par le Musée des arts et métiers. En effet, l’Académie compte 5 000 chercheurs et gère le Muséum d’Histoire naturelle et le Musée de l’Astronomie de Pékin, plus ancien musée d’astronomie d’Asie, recevant chacun un million de visiteurs par an.

Cette visite constituait le premier voyage officiel à l’étranger du nouveau directeur de l’Académie, le professeur Guo Guangsheng, ami de longue date du Conservatoire. Ancien président de l’Université de technologie de Pékin (BJUT), centre d’accueil des ingénieurs Cnam dans le cadre de leur mobilité international en Chine, il a occupé les fonctions de secrétaire général adjoint du gouvernement du peuple de la municipalité de Pékin. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il visitait le Cnam, en septembre 2015, à la tête d’une délégation venue échanger sur des projets impliquant la municipalité, des universités pékinoises et le Conservatoire, notamment sur la mobilité des étudiants et la recherche. De plus, M. Guo est Docteur Honoris Causa du Cnam, et il partage avec Irina Bokova et Macky Sall d’avoir reçu ce titre des mains d’Olivier Faron. C’est donc sur la base de cette relation avec l’établissement, et en pleine connaissances de ses compétences et de ses atouts, que M. Guo a choisi le Conservatoire pour son premier déplacement hors de Chine.

Décrivant la composition de son académie, M. Guo a, à son tour, formulé des propositions de collaboration : les 28 unités de recherche de l’Académie sont au service du rayonnement culturel et scientifique de la ville de Pékin, pour lui permettre d’être à la pointe de l’innovation en Chine, dans tous les aspects de l’urbanisme, de l’environnement, de la santé et de la nutrition. Pour ce faire, elle dispose d’une base de données de talents, répertoriant toutes les personnes susceptibles de contribuer ponctuellement, par leurs expertises et leurs savoir-faire, aux différents sujets traités. Pour ouvrir cette base de données aux profils internationaux, et pour mieux en évaluer la pertinence, M. Guo a donc suggéré la création d’un centre partenarial avec le Cnam, au sein de l’Académie de Pékin, permettant aux deux établissements de travailler en commun sur ce sujet, avec l’espoir qu’à terme, ce centre devienne un véritable pôle d’innovation et de recherche fondamentale conjoint.

Évoquant ces pistes M. Guo, s’est félicité de pouvoir signer si rapidement un accord-cadre avec le Cnam, signe selon lui d’une relation forte. Il a ensuite convié Olivier Faron à venir visiter l’Académie de Pékin pour formaliser ces projets avec le Cnam, dont il se considère désormais, et non sans humour, comme un ancien élève.